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Quand le courtier immobilier inscripteur vendeur (C.C.V.) prend tout le contrôle : un déséquilibre qui mérite d’être questionné

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Dans le contexte immobilier québécois, un déséquilibre invisible mais bien réel se fait sentir : celui qui détient le contrat — le courtier inscripteur vendeur engagé par un vendeur via un CCV — peut, dans les faits, exercer un contrôle disproportionné de la transaction, au détriment de l’acheteur non représenté. Il est temps de le dire clairement.

Le pouvoir du courtier inscripteur vendeur

Le courtier qui signe un CCV est missionné pour vendre. Il détient l’information, il contrôle les visites, il oriente l’acheteur potentiel. Il touche souvent la rétribution maximale (4 %, 5 % voire 6 %) prévue dans le contrat de courtage du vendeur. Or, quand l’acheteur n’a pas de courtier — donc pas de CCA — ce courtier vendeur lui donne seulement un «traitement équitable». Ce terme, bien que défini par l’OACIQ, reste minimal : il ne signifie pas qu’il défend les intérêts de l’acheteur. OACIQ

Pourquoi cela pose problème

  • Conflit d’intérêts structurel : Le courtier vendeur veut maximiser le prix de vente (intérêt du vendeur), mais l’acheteur veut l’inverse. Le courtier en position de pouvoir peut orienter la transaction dans un sens qui favorise son client — le vendeur — sans que l’acheteur dispose d’un défenseur.
  • Inégalité de traitement réelle : Bien que la règle du traitement équitable existe, elle est un palliatif, non un substitut à la représentation. L’acheteur sans CCA est à la merci d’une relation unilatérale. L’OACIQ l’affirme : «Il ne représente pas l’acheteur ». OACIQ
  • Rétribution déjà fixée pour le vendeur : Le vendeur paie le courtier vendeur selon le CCV. Si aucun courtier de l’acheteur n’intervient, ce même courtier peut encaisser la totalité sans partage. Cela crée une situation où l’acheteur non représenté contribue indirectement à enrichir la partie adverse.
  • Orientation vers un autre courtier rarement promue : Bien que l’OACIQ exige que le courtier vendeur recommande à l’acheteur de se faire représenter, dans la pratique certains courtiers ne poussent pas cette démarche ou la rendent peu visible. Cela laisse l’acheteur moins informé.
 

L’autre modèle possible : le courtier inscripteur acheteur (CCA)

À l’opposé, quand un acheteur signe un CCA, il a un courtier qui travaille pour lui, défend ses intérêts, le conseille pour visiter, négocier, structurer l’offre, etc. Ce courtier peut aussi négocier le partage de la rétribution avec le courtier vendeur. Ici l’équilibre est meilleur : l’acheteur n’est plus passif.
Ce type de représentation est un gage de transparence et de protection. Les acheteurs devraient sérieusement y réfléchir dès le départ.

Un appel à l’équité dans la pratique

Il ne s’agit pas de diaboliser les courtiers vendeurs — ils remplissent un rôle important — mais de mettre en lumière une réalité : dans un marché où l’acheteur peut être non représenté, le pouvoir penche naturellement vers la partie qui a signé le mandat. Cela mérite qu’on questionne :

  • L’acheteur a-t-il été clairement informé qu’il ne serait pas représenté ?
  • Le courtier vendeur a-t-il bien recommandé à l’acheteur de signer un CCA et expliqué la différence ?
  • Le partage de la rétribution a-t-il été transparent ?
  • Ne faudrait-il pas, de façon systématique, prioriser un modèle où l’acheteur est représenté ?
 

Conclusion engagée

Le rôle du «courtier inscripteur» est central. Lorsque ce courtier est celui du vendeur et que l’acheteur n’a pas son propre contrat de courtage, la balance penche vers le vendeur — parfois sans que l’acheteur en soit pleinement conscient. Tant que ce déséquilibre persistera sans que les acheteurs n’exigent leur propre représentation, la promesse d’équité restera partielle.
Acheteurs : ne laissez pas votre transaction dans l’ombre. Prenez votre propre courtier.
Vendeurs et courtiers : assurez-vous que tous les participants comprennent clairement la relation contractuelle et la distinction entre traitement équitable et représentation.

Notre principe fondamental repose sur une conviction inébranlable :  Prioriser les intérêts de l’acheteur pour soutenir une expérience d’achat exceptionnelle et transparente avec le contrat de courtage achat C.C.A., un document élaboré par l’OACIQ.

Pierre Boutin
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