Représentation de l’acheteur

Qui vous représente vraiment lors d’un achat immobilier au Québec ?

Image de Pierre Boutin — courtier immobilier,

Pierre Boutin — courtier immobilier,

titulaire d’un permis de l’OACIQ
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Couple en rencontre avec un courtier immobilier devant des documents et une maison miniature sur la table

Acheter une propriété au Québec, ce n’est pas seulement trouver la bonne adresse. Il faut aussi comprendre, dès le départ, qui agit réellement pour vous dans la transaction. Beaucoup d’acheteur(euse)s pensent encore qu’un(e) courtier(ère) les représente automatiquement parce qu’il ou elle répond à leurs questions, organise une visite ou les accompagne dans certaines démarches. Ce n’est pas le cas. En immobilier résidentiel au Québec, un(e) acheteur(euse) est véritablement représenté(e) lorsqu’un Contrat de courtage achat écrit a été signé avec le(la) courtier(ère). Sans ce contrat, il n’y a pas de représentation de l’acheteur(euse).

Depuis le 10 juin 2022, le cadre est plus clair. La double représentation en résidentiel est interdite, sauf exceptions prévues, et une entente verbale n’est plus valide. L’objectif était de réduire les zones grises et de mieux protéger le public en clarifiant qui représente qui, et dans quel cadre.

Table des matières

La vraie question à se poser au début

La bonne question n’est donc pas seulement : qui me fait visiter? La vraie question est plutôt : qui a le mandat de protéger mes intérêts? Cette nuance change tout. Un(e) courtier(ère) qui vous représente peut défendre votre position, vous conseiller selon votre situation, protéger vos informations stratégiques et intervenir dans la négociation pour vous. Un(e) courtier(ère) qui ne vous représente pas peut vous informer objectivement, mais il ou elle n’agit pas dans vos intérêts.

Autrement dit, il faut arrêter de confondre présence, disponibilité et représentation. Ce n’est pas parce qu’un(e) courtier(ère) vous parle, vous ouvre une porte ou vous explique un formulaire qu’il ou elle devient votre représentant(e). Ce statut existe dans un cadre précis, reconnu et écrit. C’est ce cadre qui transforme une simple interaction en véritable relation de représentation.

Ce qu’est une vraie représentation de l’acheteur(euse)

Lorsqu’un(e) acheteur(euse) signe un Contrat de courtage achat, il ou elle mandate un(e) courtier(ère) pour le ou la représenter dans la recherche et l’acquisition d’une propriété. Ce n’est pas un détail administratif. C’est le point de départ d’une relation où le(la) courtier(ère) peut conseiller selon les besoins et critères de l’acheteur(euse), protéger ses informations stratégiques et confidentielles, puis intervenir dans la négociation dans son intérêt.

Cette distinction devient essentielle dès qu’un(e) acheteur(euse) échange directement avec le courtier du vendeur(euse). Ce dernier représente d’abord et avant tout les intérêts du vendeur, et non ceux de l’acheteur(euse). Même s’il ou elle doit accorder un traitement équitable à une partie non représentée, son obligation de loyauté demeure envers son client vendeur. Autrement dit, si vous discutez seul(e) avec le courtier du vendeur, certaines informations que vous révélez, comme votre prix maximal, votre marge de manœuvre, vos délais ou vos conditions, ne sont pas protégées de la même manière que dans une vraie relation de représentation.

Concrètement, c’est là qu’un(e) courtier(ère) qui vous représente change vraiment la donne. Il ou elle peut vous aider à analyser les comparables, à juger la pertinence d’une propriété selon votre projet réel, à comprendre les conditions d’une promesse d’achat, à préparer votre stratégie et à négocier dans votre intérêt. Voilà pourquoi, pour un(e) acheteur(euse), visiter une propriété avec son propre courtier n’est pas un détail accessoire : c’est une façon beaucoup plus cohérente d’avancer dans un cadre où ses intérêts peuvent réellement être protégés.

LE “TRAITEMENT ÉQUITABLE” : UN TERME QUI MÉLANGE PLUS QU’IL N’ÉCLAIRE

Le terme traitement équitable mélange beaucoup d’acheteur(euse)s. Il donne l’impression qu’un(e) courtier(ère) doit être du côté du vendeur(euse) et de l’acheteur(euse) en même temps. Ce n’est pas ça.

Sur le terrain, il faut plutôt le comprendre comme un traitement objectif. Lorsqu’un(e) acheteur(euse) n’est pas représenté(e) par son propre courtier, le(la) courtier(ère) du vendeur doit lui transmettre l’information pertinente avec justesse, transparence et objectivité, sans pouvoir l’aider ni le conseiller, puisque cela reviendrait à le(la) représenter.

Si le(la) courtier(ère) représente le vendeur(euse), sa loyauté demeure envers le vendeur(euse). Il(elle) ne peut donc pas défendre en même temps les intérêts de l’acheteur(euse), même s’il(elle) doit lui accorder un traitement équitable.

C’est là que plusieurs se trompent. Être traité équitablement ne veut pas dire être conseillé, protégé ou accompagné dans une négociation comme peut l’être un(e) acheteur(euse) lié(e) à son propre courtier(ère) par un Contrat de courtage achat. Le mot équitable rassure, mais il fait souvent croire à tort qu’il existe une forme d’égalité entre les deux parties. En réalité, ce n’est pas une représentation. C’est une obligation d’objectivité envers la partie non représentée.

Pourquoi la réforme de 2022 a tout changé

Avant 2022, plusieurs acheteur(euse)s croyaient encore qu’un(e) courtier(ère) pouvait, dans les faits, être “un peu” du côté de tout le monde. Le resserrement des règles a coupé court à cette confusion. Depuis le 10 juin 2022, à moins d’une exception applicable, un(e) courtier(ère) ne peut plus représenter à la fois le vendeur et l’acheteur dans la même transaction résidentielle. En parallèle, représenter un(e) acheteur(euse) sans avoir d’abord signé avec lui ou elle un Contrat de courtage achat écrit n’est plus possible.

Ce changement a une conséquence simple : si un(e) acheteur(euse) n’a pas signé de Contrat de courtage achat, il ou elle ne peut pas présumer qu’un(e) courtier(ère) agit pour ses intérêts. Au mieux, il ou elle recevra un traitement équitable dans un cadre plus limité. Cette clarté est importante, parce qu’elle force tout le monde à nommer la relation pour ce qu’elle est réellement.

Ce qu’un(e) acheteur(euse) devrait retenir avant même de visiter

Avant même de commencer les visites, un(e) acheteur(euse) devrait savoir dans quel cadre il ou elle avance. La vraie protection ne commence pas quand tout est déjà décidé. Elle commence quand la relation est claire, assumée et mise en place au bon moment. Attendre à plus tard, c’est prendre le risque de croire qu’on est représenté(e) alors qu’on reçoit seulement de l’information objective dans un cadre plus limité.

Sur le terrain, cette différence devient très concrète. Un(e) acheteur(euse) bien représenté(e) peut vérifier plus sérieusement une propriété, comparer plus intelligemment les options, mieux encadrer ses démarches et avancer dans un cadre cohérent avec ses intérêts. Sans Contrat de courtage achat, ces gestes ne peuvent pas être posés de la même manière pour l’acheteur(euse), parce que le(la) courtier(ère) n’a pas envers lui ou elle le même rôle, ni les mêmes obligations.

Conclusion

Au Québec, vous êtes réellement représenté(e) lors d’un achat immobilier lorsque vous avez signé un Contrat de courtage achat écrit avec un(e) courtier(ère) qui agit pour vous. Sans ce contrat, vous pouvez recevoir un traitement équitable, mais vous n’êtes pas dans la même relation. La nuance est énorme, parce qu’elle détermine qui peut défendre vos intérêts, qui peut vous conseiller selon votre situation et qui peut réellement négocier pour vous.

La bonne question n’est donc pas seulement quelle propriété visiter. La bonne question est de savoir dans quel cadre vous voulez avancer. Comprendre qui vous représente, c’est éviter les zones grises, mieux protéger votre projet et prendre vos décisions dans un cadre clair dès le départ.

Comprendre qui vous représente, c’est mieux protéger votre projet d’achat.
Avant de visiter, prenez le temps de clarifier votre projet et le cadre de votre représentation avec Pierre Boutin, courtier immobilier au service des acheteurs.

 

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