2- Pourquoi être du bon côté change déjà la position de l’acheteur(euse)

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Pierre Boutin — courtier immobilier,

titulaire d’un permis de l’OACIQ
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Deux maisons stylisées illustrent visuellement le bon côté et le mauvais côté dans un projet d’achat immobilier

Avant même de visiter une propriété, la façon de commencer un projet d’achat change déjà la qualité du regard, des décisions et de la position de l’acheteur(euse).

Commencer du bon côté, ce n’est pas seulement avoir quelqu’un avec soi. C’est commencer un projet avec une personne qui regarde la situation pour l’acheteur(euse), et non pour la propriété à vendre. En courtage résidentiel, un(e) courtier(ère) qui représente réellement un(e) acheteur(euse) doit le faire dans le cadre d’un Contrat de courtage achat écrit. Dans ce cadre, il ou elle peut défendre ses intérêts, le conseiller selon ses besoins et négocier en son nom. Sans ce cadre, il n’y a pas de vraie représentation du côté acheteur.

La réponse courte

Commencer du bon côté change déjà la position de l’acheteur(euse) parce que le projet ne commence plus avec une propriété qui attire l’attention. Il commence avec un regard critique, un cadre clair et une personne qui prend le temps de regarder le projet avant de regarder les maisons.

C’est une différence majeure.

Un(e) courtier(ère) qui décide de prendre le temps d’examiner votre projet avant de vous faire courir les visites n’est pas là pour les mauvaises raisons. Il ou elle n’est pas en train de vous pousser vers une propriété qui l’intéresse parce qu’elle est à vendre. Il ou elle commence plutôt par regarder si votre projet tient debout, si vos critères sont cohérents, si votre budget est réaliste, si le secteur visé correspond vraiment à votre mode de vie et si le type de propriété recherché est le bon pour vous.

À partir de là, l’acheteur(euse) n’avance plus comme quelqu’un qui espère juste tomber sur la bonne maison. Il ou elle commence à avancer comme une personne dont la position est déjà en train d’être protégée.

Pourquoi c’est important

Quand un projet d’achat commence du bon côté, la logique change tout de suite. La personne qui vous accompagne n’a pas d’intérêt dans la propriété que vous regardez. Elle n’a pas à vous faire aimer une maison en particulier. Elle n’a pas à protéger la mise en marché d’un vendeur. Elle peut donc garder la distance critique que l’acheteur(euse), lui ou elle, perd souvent au moment où l’émotion embarque.

C’est précisément là que la valeur du bon départ apparaît.

Un(e) acheteur(euse) en visite peut être impressionné(e) par la lumière, la cuisine, la cour arrière, la vue, le quartier ou simplement par l’idée de “ne pas laisser passer sa chance”. C’est humain. Mais un(e) professionnel(le) qui n’a pas d’intérêt dans la propriété à vendre peut ralentir ce mouvement, remettre les choses à leur place et poser les questions que l’émotion fait parfois oublier.

Est-ce que l’endroit sera encore agréable à vivre dans six mois, dans trois ans, dans dix ans?
Est-ce que le secteur correspond réellement à votre quotidien?
Est-ce que ce type de propriété est bon pour votre réalité, ou seulement séduisant sur le coup?
Est-ce que le prix demandé s’accorde avec le marché?
Est-ce que ce que vous aimez aujourd’hui compense vraiment ce que vous devrez accepter ensuite?

Ce regard-là change la position de l’acheteur(euse), parce qu’il ou elle ne réagit plus seulement à ce qu’il ou elle voit. Il ou elle commence à comprendre ce qu’il faut lire derrière ce qu’on voit.

L’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec explique d’ailleurs que lorsqu’un(e) acheteur(euse) est représenté(e), le ou la courtier(ère) défend ses intérêts, le conseille selon ses besoins et critères, puis négocie les termes d’une promesse d’achat en son nom. Ce n’est pas la même chose que simplement recevoir de l’information sur une propriété.

Ce que cela change concrètement

Commencer du bon côté change d’abord la manière de visiter.

Au lieu d’entrer dans une maison avec l’idée de confirmer un coup de cœur, l’acheteur(euse) entre avec une lecture plus solide. Il ou elle sait déjà ce qui compte vraiment dans son projet. Il ou elle sait mieux ce qu’il faut observer, ce qu’il faut relativiser et ce qu’il faut vérifier avant de s’attacher trop vite.

Ça change aussi la manière d’écouter.

Quand on commence mal, on écoute souvent une propriété comme quelqu’un qui veut être rassuré. Quand on commence du bon côté, on écoute comme quelqu’un qui veut comprendre. Ce n’est pas pareil. Dans un cas, on cherche des raisons d’aimer. Dans l’autre, on cherche à voir juste.

Ça change ensuite la manière de décider.

Un(e) courtier(ère) qui connaît vraiment son travail ne se contente pas de dire qu’une propriété est belle ou intéressante. Il ou elle vous aide à voir les avantages et les inconvénients de chaque endroit, de chaque secteur et de chaque type d’immeuble. Il ou elle peut vous aider à distinguer ce qui est agréable en visite de ce qui sera réellement bon pour votre vie.

Et ça change finalement la manière de négocier.

Quand l’acheteur(euse) commence du bon côté, la négociation n’arrive pas comme un bloc stressant à la fin. Elle est déjà en train de se préparer dans la manière dont le projet a été réfléchi, cadré et compris. L’acheteur(euse) n’arrive plus à l’offre comme quelqu’un qui improvise. Il ou elle arrive avec une position plus claire.

Là encore, le cadre officiel est net : pour représenter un(e) acheteur(euse), un(e) courtier(ère) doit avoir signé un Contrat de courtage achat écrit. Sans ce contrat, il ou elle ne peut pas le conseiller quant au meilleur prix à offrir ni négocier les termes d’une promesse d’achat en son nom.

La confusion ou l’erreur fréquente

L’erreur fréquente, c’est de croire que commencer du bon côté veut simplement dire “avoir un courtier”.

Ce n’est pas assez précis.

On peut parler à un(e) courtier(ère), poser des questions, visiter une propriété et avoir l’impression d’être déjà accompagné(e), alors qu’on n’est pas encore représenté(e) du côté acheteur. L’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec distingue clairement ces situations : le courtier de l’acheteur représente l’acheteur lorsqu’un contrat de courtage achat est signé; le courtier du vendeur, lui, représente le vendeur et offre seulement un traitement équitable à l’acheteur(euse).

La vraie différence, ce n’est donc pas la présence d’un(e) professionnel(le) dans le décor.

La vraie différence, c’est de savoir pour qui cette personne travaille réellement.

Si la personne n’a aucun intérêt dans la propriété à vendre et qu’elle prend le temps de regarder votre projet avant vos émotions, avant vos visites et avant vos emballements, elle n’est pas en train de vous faire avancer pour alimenter une transaction. Elle est en train de vous aider à vous positionner correctement comme acheteur(euse).

Et ça, ce n’est pas un détail. C’est le début d’un projet plus intelligent.

Ce qu’il faut retenir

Avant même de visiter une propriété, la vraie question n’est pas seulement : qu’est-ce que je veux acheter? La vraie question est : dans quel cadre vais-je être représenté(e)? Depuis le 10 juin 2022, le message de l’OACIQ est devenu limpide : un acheteur(euse) qui veut être conseillé(e), protégé(e) et représenté(e) doit avoir son propre contrat de courtage achat écrit. Sans ce contrat, il ou elle n’a pas son propre cadre de représentation.

C’est pour cela que le C.C.A. change tout. Il ne sert pas à remplir un dossier. Il sert à faire en sorte que l’acheteur(euse) cesse d’avancer dans une zone grise. Il sert à donner une loyauté claire, une stratégie réelle et un cadre qui permet enfin à quelqu’un de travailler dans son intérêt. Et quand un courtier sait vraiment s’en servir, il devient beaucoup plus qu’un formulaire : il devient la pierre angulaire d’une représentation utile, sérieuse et crédible.

Conclusion

En achat immobilier, plusieurs personnes pensent que tout commence avec une visite.

En réalité, tout commence avant.

Tout commence dans la manière dont le projet est regardé.
Tout commence dans la personne qui prend le temps de vous écouter avant de vous ouvrir des portes.
Tout commence dans le fait d’avoir, ou non, quelqu’un qui n’a pas d’intérêt dans la propriété que vous êtes en train de regarder.

C’est pour ça que commencer du bon côté change déjà la position de l’acheteur(euse).

Parce qu’avant même de visiter, il ou elle n’avance plus comme quelqu’un qui cherche seulement une maison.
Il ou elle avance comme quelqu’un dont le projet commence à être compris, structuré et protégé.

Et c’est souvent là que les meilleures décisions commencent.

Avant même de visiter, prenez le temps de faire regarder votre projet du bon côté. Pour être représenté(e) dans un cadre clair, structuré et sans conflit d’intérêts, prenez rendez-vous avec Pierre Boutin, courtier immobilier agissant à son compte.

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